23/07/2019
GFME actualité 693
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Actualité de la recherche scientifique 693 sur le glioblastome

Survie à long terme des patients avec glioblastome récurrent traités par bevacizumab: une étude rétrospective multicentrique française

Actualité 693 du 23 Juilleti 2019

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Article original

19 juillet 2019 doi: 10.1007 / s11060-019-03245-5.

Survie à long terme des patients avec glioblastome récurrent traité par bevacizumab: une étude rétrospective multicentrique française.

Auteurs : Morisse MC 1 , Etienne-Selloum N 2, 3 , Bello-Roufai D 4 , Blonski M 5 , Taillandier L 5 , Lorgis V 6 , Noël G 7 , Ahle G 8 , Durán-Peña A 9 , Boone M 1 , Chauffert B 10 . 1 Service d'Oncologie Médicale, CHU d'Amiens, 80054, Amiens Cedex 1, France. 2 Service de Pharmacie, CLCC Paul Strauss, Strasbourg, France. 3 UMR 7021 CNRS, Laboratoire de bioimagerie et pathologies, Faculté de pharmacie, Université de Strasbourg, Illkirch, France. 4 Département de Recherche Clinique, Site de l'Institut Curie Saint Cloud, Saint Cloud, France. 5 Service de Neuro-Oncologie, CHU Nancy, Nancy, France. 6 Service d'Oncologie Médicale, CLCC Georges-François Leclerc, Dijon, France. 7 Service de radiothérapie, CLCC Paul Strauss, Strasbourg, France. 8 Service de Neurologie, Hôpitaux Civils de Colmar, Colmar, France. 9 Sorbonne Université, APHP, Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière - Charles Foix, Service de Neurologie 2-Mazarin, Paris, France. 10 Service d'Oncologie Médicale, CHU d'Amiens, 80054, Amiens Cedex 1, France. Chauffert. Bruno@chu-amiens.fr.

Introduction :

La récurrence du glioblastome survient chez la plupart des patients après une radiochimiothérapie concomitante standard avec le témozolomide (CTRC). Le bevacizumab est un anticorps anti-VEGF qui a un effet sur la survie sans progression (PFS) mais pas sur la survie globale (OS). Cependant, une petite partie des patients subit une survie plus longue que prévue. Cette étude rétrospective a pour objectif de caractériser les patients répondeurs longs (LR) traités par BV pour une première ou une seconde récidive de glioblastome.

Méthodes :

Les dossiers médicaux de 814 patients ayant reçu le bevacizumab pour une première ou une seconde récidive de glioblastome primaire entre septembre 2010 et septembre 2015, et initialement traités par radiochimiothérapie CTRC ont été analysés. Les patients, qui présentaient au moins une maladie stable selon les critères de RANO 12 mois après le début du bevacizumab, ont été inclus. Les patients qui avaient un glioblastome secondaire ou bevacizumab néoadjuvant ou adjuvant ont été exclus.

Résultats :

Nous nous sommes concentrés sur 65 patients Longue réponse LR sans progression 12 mois après la première injection de bevacizumab BV (8%). La survie sans progression SSP médiane était de 21,7 mois et la survie globale SG médiane de 31,1 mois à partir du début du bevacizumab BV. Aucun facteur pronostique n'a été associé à la survie globale SG en analyse multifactorielle. L'état de performance Karnofsky KPS, l'état neurologique et la dose de corticoïdes étaient stables à 12 mois.

Conclusion :

Nos résultats soulignent que parmi les patients recevant du bevacizumab lors de la première ou de la deuxième récidive, 1/12 patient pouvait être classé dans la catégorie réponse longue LR. Une survie totale OS médiane de 31,1 mois à partir du début du bevacizumab BV pouvait être attendue dans cette sous-population. Ces résultats renforcent l'avantage potentiel de l'utilisation du bevacizumab BV en situation de récurrence.

Pubmed : 31325146

MOTS CLÉS:

Bevacizumab, Glioblastome

Vocabulaire

Barrière hémato-encéphalique
Ce sont les vaisseaux sanguins du cerveau qui sont beaucoup plus étroits que ceux de la circulation générale. Les lymphocytes sont trop gros pour la traverser.

Antiangiogénique
La tumeur envoie des signaux en direction des vaisseaux sanguins pour développer de nouveaux sanguins dans sa direction, c'est l'angiogenèse ou néoplasie. Le bevacizumab chevauche ces signaux qui ne peuvent plus se connecter à leur receveur et bloque cette angiogenèse. Cependant la tumeur maligne a plusieurs cordes à son arc et envoie les signaux vers les cellules souches parentes de la tumeur, cellules souches qui font parvenir des vaisseaux que la tumeur raccorde ensuite à la barrière hémato-encéphalique. C'est l'échappement thérapeutique bien connu en moyenne 18 mois.

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